Les costumes ne sont plus des vêtements qu’on porte ou on ôte, mais ça caractérise plutôt notre identité et notre patrimoine. Cette semaine, on jette la lumière sur des exemples de femmes influentes qui ont brisé les tabous, et ont réalisé des exploits qui ont pu renforcer leur autonomisation dans la société.
Amani El Wachahy
Elle est la représentante des Amazighs en Egypte et vice présidente de l’organisation du Congrès Mondial Amazigh (CMA) en Egypte. C’est une écrivaine et chercheuse dans l’affaire des Amazighs ainsi qu’une activiste politique. Née à Port Saïd en 1973. En tant que représentante des Amazighs, son nom a été toujours lié à la défense et la promotion des droits de ce peuple en Egypte à tel point que l'on a appelée la mère des amazighs égyptiens.
Amani déclare que la culture amazighe continue à survivre en Egypte; des Egyptiens d’origine amazighe vivent à l’oasis Siwa, et ils représentent 10 tribus d’une totalité de 11 autres tribus qui vivent à l’oasis. Il est à noter que Siwa, qui compte 25 000 habitants, est le point le plus oriental de peuplement berbère (amazigh) et le seul en Égypte, ce qui confère au lieu une singularité toute particulière. Leur langage est unique; une langue berbère Amazigh, appelée également la langue siwienne.
Amani a commencé à organiser des cérémonies du Nouvel an amazigh qui ont lieu souvent le 12 janvier de chaque année.
Amal Salama Nasrallah
Professeur de langue anglaise à l’Université du Sinaï. Elle habite El Cheikh Zouwayed au nord du Sinaï. Son père était pour elle un fort support dans une société très conservative. Il a pu défier les traditions dans une société bédouine pour qu’elle termine ses études universitaires, obtienne ensuite son doctorat par excellence de l’Université du Sinaï.
Elle est devenue la première femme à accéder au poste du chef du département de la langue anglaise.
En reconnaissance pour sa société, elle a consacré une somme de 10 mille LE aux filles les plus studieuses dans les régions de Cheikh Zouwayed et Rafah. Le nom du prix porte le nom d’Amal en tant qu’enseignante d au nord du Sinaï, en guise d’encouragement à ses filles pessimistes de poursuivre leurs études dans ces régions lointaines, et pour également sensibiliser les parents à enrayer les obstacles à leurs filles, afin d’apprendre et devenir des éléments importants dans leur société.
Dalia Chaaban
Un baccalauréat de Tourisme section anglaise de l’Université de Helouan. Elle est aussi un partenaire principal au groupe des chevaliers de la Nubie. Ce dernier est une initiative visant à propager la culture, les us et les coutumes de la Nubie et des nubiens. Cette initiative jette la lumière sur les nubiens, leurs histoires, leurs origines, leurs langues ainsi que leurs civilisations. Et ce pour sauvegarder le patrimoine nubien.
Les membres de ce groupe établissent des cérémonies pour exposer le patrimoine musical, ils tiennent des colloques culturelles et des cours pour apprendre la langue nubienne et d’autres activités.
Ces efforts assidus de ce groupe ont contribué au lancement d’une station de radio sur la toile, à travers laquelle ils diffusent des chansons nubiennes qui ne sont plus diffusées à la télévision. Une application qui peut être installée sur les cellulaires afin d’apprendre la langue nubienne est devenue une réalité.
Leurs rêves ne s’arrêtent plus, et ils espèrent créer une chaîne de télévision nubienne qui parle de la Nubie. Selon eux, c’est le meilleur moyen pour pouvoir transmettre leurs messages et définir la langue nubienne. Surtout qu’elle a été utilisée à la guerre de Six Octobre. Ce groupe est plein d’enthousiasme; il cherche également à fonder des centres culturels dans tous les gouvernorats. Il essaye de promouvoir le tourisme à la Nubie et Assouan pour donner une forte impulsion à l’économie dans ses sociétés.